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Mettre fin aux privilèges des multinationales pour promouvoir la justice environnementale

Credit: Alexander Savin

Une nouvelle génération passe à l’action. Partout dans le monde, les jeunes protestent contre la destruction de leur avenir. Des mouvements comme ANV-COP21 , “Extinction rebellion” ou “Fridays for future” (rendu célèbre par Greta Thunberg) se joignent aux coalitions qui luttent pour sauver l’avenir de notre planète.

La recherche du profit à tout prix et la puissance des multinationales sont à l’origine de la crise à laquelle nous faisons face.

Pourquoi les compagnies pétrolières forent-elles l’Arctique à la recherche de nouveaux gisements de pétrole et de gaz ? Pourquoi de vastes étendues de l’Amazonie sont-elles détruites chaque année ? Alors que la planète est au bord de la catastrophe, la recherche du profit ne semble connaître aucune limite.

Or dans ce contexte, au lieu de limiter le pouvoir des entreprises multinationales, les États consentent à leur accorder toujours plus de privilèges à travers la politique commerciale.

Les droits exorbitants offerts aux multinationales dans les accords de commerce et d’investissement sont pourtant fréquemment utilisés pour contester des règles de protection de l’environnement et du climat.

L’arbitrage entre investisseurs et Etats apparaît à ce titre comme une inversion grotesque du principe du “pollueur-payeur” ! Les contribuables se retrouvent ainsi forcés de payer des compensations financières aux pollueurs pour avoir osé exiger des normes environnementales plus strictes.

L’exemple le plus célèbre est celui du géant suédois de l’énergie Vattenfall qui a attaqué l’Allemagne pour avoir introduit des mesures de protection de la biodiversité, qui se trouvait justement menacée par les activités de sa centrale à charbon dans la ville de Hambourg. Mais il y en a des dizaines d’autres – y compris la plainte de l’entreprise Lone Pine Resources contre le Canada pour contester le moratoire du Québec sur les gaz de schistes et celle de l’entreprise Abengoa qui a obtenu 40 millions de dollars du Mexique suite au refus de la construction d’une décharge de déchets toxiques près de la réserve environnementale de Sierra Gorda.

Abandon de projets de pipelines ou de forages ou retraits de permis d’exploitation pour des mines de charbons, toutes sortes de mesures de protection de l’environnement ont déjà été attaquées.

Les États peinent déjà à agir pour résoudre la crise climatique, pour enrayer la destruction de l’environnement et mettre fin à l’extinction de masse des espèces. Pourquoi donner de nouvelles armes aux multinationales pour les menacer et les faire payer quand ils décident de passer à l’action ?

Outre la fin de l’arbitrage entre investisseurs et États, nous avons aussi besoin de mécanismes mondiaux pour demander des comptes aux entreprises multinationales et les faire payer lorsqu’elles commettent des actes d’écocide. C’est pour cela que nous promouvons la mise en place de lois contraignantes au niveau national, européen et international.

Les défenseurs du climat et de l’environnement, les partisans d’un commerce mondial juste et les défenseurs des droits de l’homme contre l’impunité des multinationales, se sont rassemblés  sous la même bannière, dans le cadre de la campagne “Stop Impunité”.

Ce vendredi nous serons dans les manifestations de #FridayForFuture. Et vous ?